Hommage à Aitana Alberti León, morte à La Havane en juin 2026.
Vérifié le 20 juillet 2026.
L’essentiel
Aitana Alberti León est morte le 30 juin 2026 à La Havane, à l’âge de 84 ans. Née en Argentine pendant l’exil de ses parents, les écrivains espagnols Rafael Alberti et María Teresa León, elle vivait à Cuba depuis 1984. Poète, narratrice, éditrice, anthropologue et promotrice culturelle, elle a consacré une grande partie de sa vie à la poésie, à la mémoire de l’exil espagnol et à la diffusion de la Génération de 27.
Une enfance marquée par l’exil
Aitana Alberti est née le 9 août 1941 à Buenos Aires. Ses parents avaient quitté l’Espagne après la guerre civile et vivaient alors en exil en Argentine. Son prénom rappelait la Sierra de Aitana, l’un des derniers paysages espagnols aperçus par Rafael Alberti et María Teresa León au moment de leur départ.
Cette histoire familiale a nourri une œuvre et une activité culturelle constamment liées à la mémoire, aux déplacements, à la littérature espagnole et aux liens entre l’Europe et l’Amérique latine.
Une vie culturelle installée à Cuba
Aitana Alberti s’est établie à Cuba en 1984. Elle y a travaillé comme écrivaine, éditrice et promotrice des arts. Les sources publiées après son décès soulignent notamment qu’elle :
- a présidé la Cátedra Rafael Alberti de l’Université de La Havane;
- a travaillé pendant plus de quinze ans au Centre culturel Dulce María Loynaz;
- y a dirigé l’espace Fe de vida: Imagen y palabra, consacré à la poésie et à la Génération de 27;
- a participé au Mouvement des poètes du monde;
- a présidé à Cuba le Proyecto Cultural Sur;
- a joué un rôle dans le Festival international de poésie de La Havane.
Son travail ne se limitait donc pas à sa propre production littéraire. Elle organisait des rencontres, préservait des mémoires et créait des liens entre auteurs, lecteurs et institutions culturelles.
Poésie, récits et mémoire
Parmi les titres associés à son œuvre figurent Pupila al viento, Y de nuevo nacer et Amazona en la centella. Elle a également publié des récits, notamment Inquilinos de la soledad, consacré à l’expérience de l’exil, et Cuentos persas.
Plusieurs de ses textes ont été traduits en allemand, polonais, russe, roumain et italien. Son œuvre reste liée à la transmission d’une histoire familiale exceptionnelle, mais elle ne se réduit pas au fait d’être la fille de Rafael Alberti et María Teresa León.
Fille de Rafael Alberti et María Teresa León
Rafael Alberti est l’une des grandes figures de la poésie espagnole du XXe siècle et de la Génération de 27. María Teresa León était écrivaine, dramaturge, essayiste et militante culturelle. Pendant des décennies, son œuvre a reçu moins de visibilité que celle de son mari, mais elle fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance accrue.
Aitana Alberti a participé à la conservation et à la diffusion de l’héritage des deux écrivains. La mémoire de l’exil, de la guerre civile espagnole et du dialogue culturel entre l’Espagne, l’Argentine, l’Italie et Cuba occupait une place centrale dans son parcours.
Informations établies par les sources
Le décès, l’âge, le lieu, le parcours institutionnel et plusieurs œuvres sont documentés par EFE, le journal cubain Granma et d’autres médias culturels. Les sources consultées ne signalent toutefois pas :
- des événements commémoratifs précis déjà programmés;
- un projet officiel de réédition de l’ensemble de son œuvre;
- des initiatives institutionnelles particulières annoncées après son décès.
Des hommages ont été publiés, mais aucune annonce officielle consultée ne présente ces marques de reconnaissance comme un programme commémoratif ou éditorial déjà établi.
Pourquoi cet hommage a sa place sur Passion Varadero
Passion Varadero couvre d’abord le voyage et la réalité quotidienne de Cuba, mais comprendre le pays exige aussi de préserver sa vie culturelle. Les artistes, écrivains, musiciens et promoteurs culturels relient l’histoire cubaine aux grandes migrations, aux exils et aux échanges internationaux.
Aitana Alberti représente précisément ce croisement : née en Argentine de parents espagnols exilés, installée pendant plus de quarante ans à Cuba et engagée dans la transmission de la poésie entre plusieurs continents.
À lire et écouter
- Yamir Robinson « El Teacher » : hommage à Kola Loka
- Radio Passion Varadero : musique cubaine et latine
- Culture et histoire de Cuba
Sources
- EFE — Fallece en La Habana Aitana Alberti, 2 juillet 2026
- Granma — Falleció en La Habana la intelectual Aitana Alberti León, 1er juillet 2026
- Juventud Rebelde — hommage et parcours culturel, 4 juillet 2026
À retenir : Aitana Alberti laisse un héritage de poésie, d’édition et de transmission culturelle qui relie l’exil espagnol, son enfance argentine et plus de quatre décennies de vie à Cuba.
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