Cuba produit moins du tiers de ses besoins pétroliers et dépend de cargaisons importées devenues irrégulières.
Vérifié le 19 juillet 2026.
Pourquoi Cuba dépend autant des importations
Cuba extrait du pétrole sur son territoire, mais sa production ne couvre pas ses besoins. Le pays utilise beaucoup de produits pétroliers pour produire l’électricité, faire fonctionner les transports, alimenter les génératrices et soutenir l’agriculture, l’industrie et les services publics.
Reuters estime que le pétrole et les autres liquides représentaient environ 87 % de la consommation énergétique cubaine en 2024. Les centrales et les services d’électricité, de gaz et d’eau consomment à eux seuls davantage de pétrole que tous les autres secteurs réunis. Une interruption des importations se transforme donc rapidement en apagones, manque de diesel, pompage d’eau perturbé et transports réduits.
Venezuela : l’ancien fournisseur principal
Pendant plus de vingt ans, le Venezuela a été le partenaire pétrolier central de Cuba. Une partie des cargaisons était compensée par l’envoi de médecins et d’autres services cubains plutôt que par un paiement intégral en argent.
Selon les données compilées par Reuters, la dernière cargaison vénézuélienne vers Cuba a été signalée en décembre 2025. La disparition de ce flux a laissé un déficit que les autres fournisseurs n’ont pas réussi à combler durablement.
Mexique : des livraisons importantes, puis l’arrêt
Le Mexique avait pris une place croissante dans l’approvisionnement cubain lorsque les volumes vénézuéliens diminuaient. Sa dernière livraison signalée est arrivée environ une semaine après le 3 janvier 2026.
En juillet 2026, Reuters indique que la pression américaine a conduit le Mexique à interrompre ses expéditions. L’ancien titre du présent article, qui présentait le Mexique comme le principal fournisseur, ne décrivait donc plus correctement la situation.
Russie : aide ponctuelle, pas encore un flux stable
En février 2026, l’ambassadeur russe à Cuba a déclaré que son pays comptait continuer à envoyer du pétrole. Une cargaison d’environ 700 000 barils est arrivée le 31 mars.
Cette livraison a temporairement soulagé la crise, mais elle ne représentait qu’environ 7 à 10 jours de consommation, même avec le rationnement. Il ne faut donc pas confondre une cargaison exceptionnelle avec un approvisionnement régulier capable de remplacer le Venezuela et le Mexique.
Autres arrivages et production nationale
Une petite cargaison provenant de Jamaïque a été signalée en février 2026. Cuba continue aussi d’extraire du brut national, généralement lourd et riche en soufre, utilisé notamment dans la production électrique. Ces sources restent insuffisantes face aux besoins du pays.
Les fournisseurs et les cargaisons peuvent changer rapidement. Une annonce politique ne garantit ni la date d’arrivée, ni le volume réellement déchargé, ni la disponibilité du diesel ou de l’essence dans les stations-service.
Ce que la pénurie change pour les voyageurs
- Transferts : retards ou véhicules remplacés à la dernière minute.
- Taxis : disponibilité plus faible et tarifs variables.
- Excursions : départs annulés, regroupés ou modifiés.
- Location de voiture : risque de ne pas trouver de carburant sur le trajet.
- Hôtels : les génératrices, livraisons et navettes dépendent aussi du diesel.
- Eau et Internet : le pompage, les antennes et les équipements peuvent être perturbés par les pannes et le manque de carburant.
Checklist avant un déplacement
- Confirmer le transfert ou l’excursion la veille et le matin même.
- Prévoir une marge importante avant un vol ou un rendez-vous.
- Garder du cash pour un transport de remplacement.
- Éviter un long trajet en voiture de location sans information récente sur les stations ouvertes.
- Charger le téléphone et la batterie externe.
- Conserver l’adresse de l’hôtel et les contacts hors ligne.
- Prévoir eau, collation et médicaments en cas de retard.
Questions fréquentes
Le Mexique fournit-il encore du pétrole à Cuba?
Les dernières données disponibles indiquent que les expéditions mexicaines ont cessé en janvier 2026. Aucun retour régulier des livraisons n’est confirmé au 19 juillet.
La Russie a-t-elle remplacé le Venezuela?
Non. La cargaison russe arrivée à la fin de mars a aidé temporairement, mais son volume ne couvrait que quelques jours de consommation. Aucun flux russe régulier équivalent à l’ancien approvisionnement vénézuélien n’est confirmé.
Cuba produit-elle son propre pétrole?
Oui, mais moins du tiers de ses besoins. La production nationale ne suffit pas à alimenter normalement les centrales, les transports et tous les services.
Les hôtels de Varadero ont-ils toujours du carburant?
Les grands hôtels disposent souvent de génératrices et de chaînes d’approvisionnement prioritaires, mais le carburant, les livraisons et les services ne sont jamais garantis pendant une crise prolongée.
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