Le recul de la production sucrière à Cuba touche l’économie rurale, la mélasse et l’industrie du rhum.
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Le recul de la production sucrière à Cuba touche l’économie rurale, la mélasse et l’industrie du rhum.
Vérifié le 19 juillet 2026.
Économie cubaine
La production sucrière cubaine est tombée à son plus faible niveau depuis plus d’un siècle. Cette chute touche les campagnes, les sucreries, les revenus en devises, la mélasse et l’industrie du rhum.
En mai 2025, Reuters estimait déjà que la production annuelle tomberait sous les 200 000 tonnes pour la première fois depuis le XIXe siècle. Le plan initial d’AZCUBA était de 265 000 tonnes, mais la production accusait alors un retard d’environ 100 000 tonnes.
En août 2025, EFE a conclu que la récolte 2024-2025 n’avait probablement pas dépassé 150 000 tonnes. Même si les totaux varient selon la date et la méthode de calcul, les sources convergent sur un effondrement historique.
Ces problèmes se renforcent mutuellement : une récolte retardée perd du rendement, tandis qu’une sucrerie arrêtée ne peut pas transformer la canne au moment optimal.
Le journal officiel Granma a annoncé le démarrage de la campagne 2025-2026 au central Siboney le 31 décembre 2025. L’objectif local dépassait 4 000 tonnes de sucre brut, tandis que le central Carlos Manuel de Céspedes devait viser 10 000 tonnes.
En janvier 2026, Granma décrivait encore les préparatifs de la récolte dans la province de Granma comme se déroulant dans des conditions économiques « très complexes ». Ces objectifs provinciaux montrent un effort de récupération, mais ils ne constituent pas encore un bilan national final.
La mélasse issue de la transformation du sucre sert à produire l’alcool utilisé dans plusieurs rhums cubains. Reuters rapportait en 2025 que la production d’alcool à 96 % provenant du sucre avait diminué de 70 % entre 2019 et 2024.
Une baisse de la récolte ne signifie pas que toutes les bouteilles disparaissent immédiatement : les producteurs peuvent utiliser des stocks et des réserves vieillies. Elle réduit toutefois la quantité de nouvel alcool disponible pour les années suivantes et accroît l’incertitude sur la production.
La crise sucrière explique une partie de la situation économique cubaine, mais elle ne permet pas à elle seule de prévoir les stocks d’un hôtel, d’un restaurant ou d’une boutique.
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