68e5066f08bf3-scaled
Mis à jour le 7 avril 2026 — Publié le 21 octobre 2024
Sommaire
À la Une de la presse, ce lundi 21 octobre, l’ouverture de la COP16 sur la biodiversité à Cali, en Colombie. Également Cuba plongée dans le noir et le gouvernement français dans la tempête. Et enfin, le doublé historique du Français Alexis Lebrun au championnat d’Europe de ping-pong. Cuba Pour en savoir plus, consultez notre guide sur Cuba sort d’une panne électrique géante… sous la pression croissante de Washingt.
Qu’est-ce qui s’est passé exactement le 18 octobre 2024 ?
Du 18 au 22 octobre 2024, Cuba a subi un blackout total à l’échelle nationale, déclenché par la défaillance de la centrale thermique Antonio Guiteras.
La panne totale a débuté vers 11 h, heure locale, après l’arrêt de cette centrale située à Matanzas — la plus importante du pays —, entraînant une perte de 1,64 gigawatt en heure de pointe, soit la moitié de la demande totale des consommateurs.
À la nuit tombée, les larges avenues de La Havane étaient plongées dans le noir, à l’exception de points de lumière fournis par certains hôtels, hôpitaux et quelques restaurants ou bars privés pouvant faire fonctionner des générateurs.
Tous les services publics non essentiels ont été suspendus à partir du 17 octobre, et les écoles sont restées fermées jusqu’au 23 octobre.
panne
Les causes profondes d’une crise électrique qui dure
Ce blackout géant a mis en évidence la forte dépendance aux combustibles fossiles de l’île pour produire son électricité : en 2022, ceux-ci représentaient environ 95 % de la production d’électricité, tandis que les énergies renouvelables n’en représentaient que 5 %.
Le vieillissement des centrales thermoélectriques, dont beaucoup ont plus de 40 ans, et la réduction des importations de pétrole en provenance du Venezuela ont placé Cuba et ses 10 millions d’habitants dans une situation d’extrême vulnérabilité.
Le premier ministre cubain Manuel Marrero Cruz a pointé la détérioration des infrastructures, les pénuries de carburant et la hausse de la demande, affirmant que les pénuries de combustible constituaient le facteur le plus important.
Cuba ne produit que 40 % du carburant dont elle a besoin.
Cuba
Ce que ça signifie pour les voyageurs québécois
Ces « apagones », comme les appellent les Cubains, ne sont pas nouveaux, mais leur fréquence et leur durée se sont intensifiées à partir de 2024, plongeant l’île dans une crise sans précédent depuis les années 1990.
Outre les grands hôtels et certains hôpitaux, dotés de groupes électrogènes, de plus en plus de familles et de propriétaires de petits commerces privés ont acquis des générateurs électriques ou des panneaux solaires pour pallier les pannes et délestages toujours plus fréquents.
Si vous planifiez un voyage à Cuba, sachez que les complexes hôteliers de Varadero sont généralement équipés de générateurs de secours. Cependant,
les coupures de courant ont un impact direct sur la vie quotidienne : elles réduisent le temps de travail, compliquent la préparation des repas et rendent difficile la conservation des aliments en raison de l’absence de réfrigération.
Mieux vaut prévoir une lampe de poche, une banque d’énergie portable et rester informé avant de partir. Cuba
FAQ
Cuba est-elle une bonne destination pour les Québécois ?
Oui, Cuba reste la destination soleil la plus populaire auprès des Québécois grâce à sa proximité (3h45 de vol), ses prix abordables, la chaleur de ses habitants et la sécurité générale. Les pénuries actuelles créent des défis mais n’empêchent pas de profiter du séjour.
Faut-il apporter des cadeaux pour les Cubains ?
C’est très apprécié. Les articles les plus utiles sont : médicaments de base (Tylenol, Advil), vêtements, produits d’hygiène, fournitures scolaires et aliments non périssables. Évitez d’apporter de l’argent directement — privilégiez les dons matériels.
Partager cet article :
📩 Abonnez-vous à notre Newsletter
Recevez directement nos dernières nouvelles, bons plans et astuces de voyage à Cuba 🌴