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Découvrez l'héritage de Juan Gualberto Gómez Ferrer
Découvrez l'héritage de Juan Gualberto Gómez FerrerDécouvrez l’héritage de Juan Gualberto Gómez Ferrer
Juan Gualberto Gómez Ferrer (12 juillet 1854 – 5 mars 193
Juan Gualberto Gómez Ferrer (12 juillet 1854 – 5 mars 1933) fut un dirigeant révolutionnaire afro‑cubain, journaliste et homme politique. Collaborateur proche de José Martí, il joua un rôle central dans la préparation de la Guerre d’Indépendance de 1895 et dans la mobilisation des Afro‑Cubains pour la cause indépendantiste.
Journaliste engagé, il fonda et anima plusieurs titres anti‑colonialistes et favorables à l’égalité raciale (La Fraternidad, puis La Igualdad). Il y défendit une souveraineté cubaine pleine et entière, s’opposant à l’amendement Platt et, plus largement, aux formes d’ingérence qui suivirent l’indépendance. Dans ses dernières années, il s’imposa comme un « journaliste‑politicien », signant parfois ses textes du pseudonyme “G”, tout en siégeant comme député puis sénateur.
Jeunesse et formation
Naissance et statut — Né libre à l’ingenio Vellocino de Oro (Sabanilla del Encomendador, Matanzas), ses parents Fermín Gómez et Serafina Ferrer, alors esclavisés, achetèrent sa liberté avant sa naissance. Cette condition lui permit d’apprendre à lire et à écrire.
Études à La Havane — Il fut scolarisé au collège Nuestra Señora de los Desamparados (souvent traduit « Notre‑Dame des Désemparés »), établissement fréquenté par des enfants noirs à une époque où l’accès à l’éducation leur était rare.
Théâtre Villanueva (1869) — Après l’attaque du théâtre Villanueva à La Havane par des volontaires royalistes (la recette de la représentation aidait la cause indépendantiste), ses parents l’envoyèrent à Paris.
Paris (1869‑1870s) — Il y apprit le métier de carrossier chez Binder et suivit des cours d’ingénierie. Très vite, il se tourna vers la presse : cette expérience marqua le début d’une vocation journalistique durable.
Presse, organisation et exils
La Fraternidad (1879) — De retour à La Havane, il fonde La Fraternidad, journal plaidant l’égalité et la citoyenneté pour les personnes noires et métisses. Sa ligne radicale entraîne censure et déportation à Madrid, où il travaille une décennie pour des quotidiens républicains et abolitionnistes.
Retour (1890) et action civique — De retour à Cuba, il relance l’action de presse et contribue à structurer la vie associative en créant en 1892 le Directorio Central de las Sociedades de la Raza de Color, afin d’unir sociétés noires et métisses autour de revendications égalitaires.
La « Guerre nécessaire » (1895) et la répression
24 février 1895 — Chargé par José Martí de coordonner le soulèvement dans l’île, il lance l’insurrection à la date fixée.
Arrestation et déportation — Arrêté peu après, il est déporté et emprisonné (notamment à Ceuta puis Valence).
Fin de la domination espagnole (1898) — Avec la chute du régime colonial, il reprend son action politique et journalistique au grand jour.
Souveraineté et vie institutionnelle
Constitution de 1901 — Membre influent de la Convention constituante (1900‑1901), il s’oppose fermement à l’amendement Platt (insertion dans la Constitution de clauses autorisant l’intervention américaine et la cession de bases).
Parlement — Il poursuit une carrière de député puis de sénateur au cours des années 1910‑1920, tout en demeurant une plume respectée de la presse cubaine (La Lucha, entre autres).
Mort et héritage
Décès — 5 mars 1933, à La Havane, à 78 ans.
Hommages — L’aéroport international de Varadero porte son nom (Aeropuerto Internacional Juan Gualberto Gómez).
Prix de journalisme — L’Union des journalistes de Cuba (UPEC) remet chaque année le Prix national de journalisme “Juan Gualberto Gómez” (héritier d’un prix institué en 1943 ; version actuelle instaurée en 1989) pour récompenser la meilleure œuvre annuelle en presse écrite, radio, télévision, photo et hypermédia.
Mémoire — Plus de 90 ans après sa mort, son combat pour l’indépendance, l’égalité raciale et un journalisme civique continue d’inspirer.
Repères clés (chronologie)
1854 — Naissance (Matanzas), statut libre grâce au rachat de sa liberté avant sa naissance.
1869 — Théâtre Villanueva ; départ pour Paris.
1879 — Fonde La Fraternidad (La Havane) → déportation à Madrid.
1890 — Retour à Cuba.
1892 — Création du Directorio des sociétés de couleur ; lance La Igualdad.
1895 — Coordonne le soulèvement du 24 février → arrestation, déportation.
1900‑1901 — Constituante ; opposition à l’amendement Platt.
Années 1910‑1920 — Député, puis sénateur.
1933 — Décès.
1989 — Inauguration de l’aéroport de Varadero qui porte son nom ; la même année, l’UPEC relance le Prix “Juan Gualberto Gómez” (version contemporaine) pour la meilleure œuvre annuelle.
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Juan Gualberto Gómez Ferrer (1854‑1933), journaliste et révolutionnaire afro‑cubain, collaborateur de José Martí, fut un acteur central de l’indépendance de Cuba et de l’égalité raciale. Opposant déterminé à l’amendement Platt, il laissa un héritage durable : l’aéroport de Varadero porte son nom et l’UPEC distingue chaque année les meilleures œuvres journalistiques avec le Prix “Juan Gualberto Gómez”.



