Cuba : au‑delà des resorts

Cet article n’a pas pour but de faire peur ni de décourager un voyage à Cuba.
Il vise simplement à remettre en perspective l’impression « il ne manque de rien » que l’on peut avoir après un séjour confortable à l’hôtel, et à expliquer la réalité quotidienne que vivent beaucoup de Cubains.
La bulle touristique existe
Dans les zones très fréquentées et dans les grands complexes, l’accès aux devises, des stocks priorisés et des générateurs peuvent donner l’image d’un pays où l’on croit parfois que rien ne manque, ou en d’autres termes, il ne manque de rien à première vue. C’est une bulle protectrice : utile pour les vacances, mais qui ne reflète pas l’ensemble du territoire.
Hors des hôtels, le tableau change
Dès qu’on sort des circuits balisés, on constate plus facilement des coupures d’électricité, des stocks irréguliers pour des produits de base, des files d’attente et des services publics sous pression. Quand on s’éloigne de l’idée qu’il ne manque de rien, la réalité quotidienne peut surprendre.
Beaucoup de familles gèrent ces contraintes au quotidien, loin des buffets all‑inclusive.
Le tourisme aussi ressent la crise
Même si certains resorts amortissent bien les chocs, le secteur n’est pas épargné : prestations variables selon les régions, qualité de service inégale quand l’énergie ou l’approvisionnement font défaut, et expériences moins fluides dès qu’on s’éloigne des infrastructures les mieux dotées, où on ne peut plus dire qu’il ne manque de rien.
Comment en parler sans dramatiser
- Reconnaître la bulle : « Mon hôtel allait bien » n’équivaut pas à « tout va bien », ni à l’idée réductrice qu’il ne manque de rien partout.
- Préparer son séjour : trousse de base (médicaments usuels, batterie externe), marge de manœuvre pour les transports, confirmation des équipements (générateur, eau).
- Soutenir localement : privilégier les petites entreprises (paladares, casas particulares), éviter le gaspillage, respecter les réalités locales.
- Raconter honnêtement : témoigner de ce qu’on a vu avec nuances, sans minimiser ni noircir ; au fond, il ne manque de rien dans certains lieux, mais ce n’est pas général.
En une phrase
Le but n’est pas de faire peur, mais d’éviter le décalage entre l’expérience protégée d’un resort et la vraie vie de nombreux Cubains aujourd’hui—pour voyager mieux, et en toute lucidité, sans présumer partout qu’il ne manque de rien.
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