Après plus de 29 heures de blackout, Cuba a reconnecté son réseau électrique le mardi 17 mars 2026 en fin de journée.
Les autorités préviennent toutefois que les coupures et délestages vont continuer faute de production suffisante.

Ce qui s’est passé
- Lundi 16 mars, le réseau national cubain a décroché entraînant une panne à l’échelle de l’île. Les causes exactes n’avaient pas encore été détaillées, mais la crise énergétique — pénurie de carburant et centrales vieillissantes — a fortement aggravé la situation.
- Mardi 17 mars, l’électricité a été rétablie sur l’ensemble du territoire vers 18 h 11 (22 h 11 GMT), après la remise en service de la grande centrale Antonio Guiteras. Les autorités ont toutefois annoncé la poursuite des délestages car la production reste inférieure à la demande.
- Cet épisode s’inscrit dans une série de blackouts récurrents depuis des mois ; plusieurs médias évoquent au moins six pannes nationales sur l’année écoulée.
Pourquoi le réseau craque
- Carburant rare : la Maison‑Blanche a imposé début 2026 une pression maximale pour tarifer ou bloquer les livraisons de pétrole vers Cuba (notamment en provenance du Venezuela), ce qui asphyxie la génération électrique.
- Parc vieillissant : la dépendance à des centrales thermiques anciennes et à la maintenance limitée entraîne pannes en chaîne et rend le système instable.
Les États‑Unis durcissent le ton
- Donald Trump a déclaré qu’il pensait avoir « l’honneur de prendre Cuba », ajoutant qu’il pourrait « faire ce qu’il veut » avec l’île — des propos lancés alors que le pays était plongé dans le noir. Il a aussi assuré que des discussions étaient en cours et qu’une action pourrait intervenir bientôt.
- Marco Rubio, secrétaire d’État, juge que l’ouverture économique annoncée par La Havane ne suffit pas et qu’il faudra des changements plus profonds pour alléger la pression américaine.
La réponse de La Havane
- Des responsables cubains dénoncent une « guerre économique » menée par Washington — qui prive l’île d’accès au financement, aux marchés, à la technologie et au carburant — tout en l’accusant ensuite de mauvaise gestion.
- En parallèle, le gouvernement a annoncé une ouverture majeure : les Cubains de l’étranger pourront désormais investir et même détenir des entreprises privées à Cuba, y compris dans des secteurs clés (agriculture, tourisme, infrastructures, mines, et même activités bancaires sous licence). L’objectif : attirer des capitaux et stabiliser l’économie.
Et maintenant ?
- Énergie : malgré le rétablissement du réseau, la pénurie de carburant et les aléas techniques laissent présager des coupures régulières dans les prochaines semaines.
- Diplomatie : Washington laisse entendre qu’un accord est possible… ou des mesures plus dures. La teneur des discussions (et d’éventuels pré-requis politiques) restera déterminante.
- Économie : l’ouverture à la diaspora peut amener des flux ciblés (agro, tourisme, infrastructures), mais rien ne garantit un choc d’investissement suffisant tant que l’incertitude politique et les contraintes de sanctions persistent.
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